Merci à Nadia, Michèle, Gérald, Nicolas, Patrice, Stéphane, pour la joie qu’ils nous font partager
Le mystère de la Résurrection ne nous parle pas d’une autre vie que celle que nous avons à mener dès maintenant; il nous renvoie à l’énigme de cette vie.
Comment un mort peut-il reprendre vie, en se maintenant identique à soi-même ?
Au temps des Césars, on a dénoncé la croyance à la résurrection comme la grande illusion que les religions entretiennent pour consoler les hommes de la perspective de la mort, ou encore apaiser la grande peur des châtiments divins, d’un Père Fouettard qui viendra sanctionner les auteurs d’actes immoraux, impuissants à s’arracher à leurs pulsions. Tout cela manifeste qu’on ne retient de la religion qu’une perspective de l’au-delà, emprisonnée par notre expérience et la pensée qui ne peut que difficilement se détacher du temps.
Ne cherchons pas à comprendre la résurrection à partir de l’anéantissement de la vie, dont l’origine est don et vie de l’esprit. La foi chrétienne est un appel à vivre intensément la vie, à la dépenser dans une confiance filiale à Dieu.