Pour Bruno, en hommage affectueux
Le monde est inquiet. La menace pèse sur la sécurité des pays occidentaux. N’est-ce pas l’Occident que vise en premier le djihadisme ? Le monde moderne, sécularisé, n’est, pour les radicaux qui se targuent d’être musulmans, qu’un monde d’impies dont il faut, au nom de Dieu, se débarrasser.
Les chrétiens doivent-ils pour autant emprunter le chemin qui mène aux catacombes ? La situation réclame seulement de l’Église qu’elle soit plus que jamais confessante au cœur de cette société sécularisée.
Il y a cependant un fossé entre les dégâts causés par le terrorisme et les réactions qu’il suscite dont l’ampleur s’apparente à celle que le monde éprouvait en regard du péril soviétique.
Le terrorisme n’est pas une puissance qui viendrait se ranger aux côtés des puissances mondiales négociant tant bien que mal l’équilibre économique et les tensions politiques internationales. Ni les puissances, ni les rapports de force internationaux n’ont été modifiés par l’éboulis des World Trade Centre du 11 septembre 2001. Quand bien même y prétendraient-ils, les terroristes ne remettent pas en cause l’existence même des mondes établis, pas plus l’Occident qu’ils confondent avec le christianisme, que l’Asie centrale ou l’Amérique latine.